Utilisation de DHIS2 par le HMIS Rwanda¶
En tant que pionnier dans sa catégorie, R-HMIS basé sur le Web est déployé dans tout le pays depuis février 2012 et permet de collecter des données de plus de 700 établissements de santé publique. Avec une amélioration de la ponctualité, la complétude et l'exactitude des rapports, R-HMIS a apporté des changements radicaux dans la manière dont les données sanitaires sont collectées et utilisées au Rwanda aujourd'hui.
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Quelle était la situation avant le déploiement de R-HMIS? En raison des limites du système et de son incapacité à collecter efficacement les données, il fallait parfois attendre des mois avant de recevoir les rapports de santé des zones reculées du pays. Les données qui finissaient par arriver avaient probablement transité par plusieurs sources et n'étaient généralement pas très fiables. L'introduction d'un tout nouveau système tombait donc à point nommé.
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Un changement remarquable depuis février 2012. Avec l'introduction de R-HMIS, les rapports Web de tous les établissements de santé du pays peuvent être disponibles en quelques clics. De plus, les règles de validation permettent de garder les données propres et avec une qualité quasi parfaite.
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Un déploiement sur toute l'étendue du territoire en 4 ans - un record absolu Après près de deux ans de préparation minutieuse, il n'a fallu que deux ans aux équipes hautement dévouées du Rwanda pour déployer DHIS2 sur l'ensemble du territoire et en faire le système d'information sanitaire officiel du pays basé sur le web.
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Harmonisation d'un système existant Les ressources telles que le personnel, les registres, les modems et les ordinateurs étaient déjà disponibles. Ainsi, les implémenteurs de DHIS2 ont tiré parti de cette infrastructure et se sont concentrés sur l'installation et l'opérationnalisation du logiciel DHIS2. De plus, afin d'impliquer tout le monde simultanément, le personnel de santé a reçu une formation intensive sur DHIS2 en même temps que les administrateurs de systèmes qui travaillent au niveau central.
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Un déploiement préparé avec concision "Nous avons harmonisé tous les formulaires de rapport ", rappelle Andrew Muhire, responsable du système d'information sur la gestion de la santé au Rwanda au sein du ministère de la santé. "Nous avons veillé à ne collecter que des données très pertinentes ou des données ayant un lien direct avec notre plan stratégique. Nous avons sélectionné des indicateurs de programme en rapport avec nos objectifs : réduire la charge de travail globale de notre personnel de santé et améliorer la qualité des données pour faciliter les prises de décision".
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Un système révisé en profondeur Les experts DHIS2 rwandais se sont efforcés de satisfaire à autant d'exigences que possible. Par exemple, ils ont révisé les outils de collecte de données, notamment les formulaires et les registres des patients, ainsi que les outils de rapports des établissements de santé. Des procédures opérationnelles normalisées pour la gestion des données au niveau des centres de santé et des hôpitaux de district ont été introduites, ainsi qu'un système d'audit de routine de la qualité des données (DQA). Enfin, les hôpitaux de référence, les dispensaires privés et les cliniques ont été intégrés.
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Mettre les équipes au diapason de la technologie basée sur le web était une priorité. Une formation intensive a eu lieu au tout début du processus. L'objectif était clair, la motivation grande : doter les équipes locales de l'expertise nécessaire pour contrôler les données sanitaires de leur pays.
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Les évaluations de la qualité des données donnent d'excellents résultats. La complétude des données avoisine aujourd'hui les 98%. Les données collectées sont utilisées à tous les niveaux du secteur de la santé, au niveau du district et au niveau central.
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Migration des systèmes eIDSR, VIH et TB vers DHIS2. Notre HMIS est en perpétuelle progression. L'eIDSR (notre système de surveillance des maladies) et les systèmes VIH et TB sont désormais migrés vers DHIS2.
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L'eIDSR en quelques mots : En utilisant la technologie web ou une application pour téléphone portable, l'eIDSR permet aux utilisateurs de collecter et de rapporter des données de surveillance épidémique en temps réel provenant des établissements de santé. Les données sont stockées sur une base de données centrale, où elles peuvent être instantanément récupérées pour l'analyse, les tableaux de bord et la prise de décision. Des alertes automatisées et des rappels de déclaration peuvent également être déclenchés pour tenir les responsables sanitaires informés des éventuelles flambées de cas et des retards de déclaration.