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For the complete DHIS2 documentation index, see llms.txt.

DHIS2 : un système d'information de gestion à PSI

Cet entretien a été réalisé en mai 2016, avec Sarah Romorini, responsable de programme senior à PSI. L'objectif était d'apprendre comment DHIS2 a été déployé et comment il est utilisé par PSI aujourd'hui. Sarah Romorini travaille avec PSI depuis dix ans, et plus récemment sur l'implémentation de DHIS2.

À propos de PSI

Fondé en 1970, [PSI] (http://www.psi.org/) fournit des produits qui sauvent des vies, des services cliniques et une communication sur le changement de comportement, tout ceci pour permettre aux personnes les plus vulnérables du monde de mener une vie plus saine. PSI travaille en partenariat avec les gouvernements locaux, les ministères de la santé et les organisations locales pour créer des solutions sanitaires durables.

PSI compte plus de 8 900 employés travaillant sur place et avec ses antennes réparties dans plus de 60 pays. En 2014, PSI a enregistré un revenu de 631 229 922 USD.

Pourquoi avoir choisi DHIS2 à PSI ?

En 2011, PSI a commencé à chercher un meilleur système d'information de gestion (MIS). Jusque-là, nous utilisions un MIS différent dans chaque pays. Même dans un même pays, nous avions des systèmes différents pour des projets différents. Nous étions coincés avec des systèmes hautement personnalisés pour chaque projet, un mélange de Microsoft Excel, Access et autres outils. Les programmes rassemblaient des éléments d'information pour dégager des tendances et analyser la situation. Cette façon d'accéder aux données n'était pas très efficace.

Tous ces systèmes uniques et cloisonnés ont amené PSI à réfléchir à deux questions plus générales : comment PSI veut-il exploiter ses informations, tant au niveau local qu'au niveau global ? Et comment voulons-nous que les données influencent à la fois les questions stratégiques et quotidiennes des programmes que PSI aborde ?

Nous avons choisi DHIS2 en raison de sa capacité à collecter, gérer et visualiser des informations. Ce système permet à nos programmes de collecter plus facilement des informations et de prendre des décisions sur la base de ces informations. C'est une ressource très puissante et flexible !

Par exemple, les utilisateurs peuvent créer leurs propres formulaires de saisie, leurs indicateurs et leurs rapports. DHIS2 s'intègre facilement à d'autres interfaces. Nous avons particulièrement apprécié le fait que la collecte et le suivi des données puissent être adaptés à tous les domaines du programme, notamment les références, les services de santé, la vente et la distribution.

Image : PSI Cambodge participe à un atelier de prise de décision sur la base de données probantes. ©PSI

Comment avez-vous déployé DHIS2 ?

Nous l'avons fait à la manière de PSI : nous avons plongé dans le vif du sujet ! Nous avons d'abord lancé des projets pilotes à l'échelle nationale au Kenya, au Salvador, en Ouganda et au Sénégal. Le fait qu'un pays peu complexe comme le Salvador et des pays très complexes comme le Kenya et l'Ouganda utilisent DHIS2 a été un énorme avantage.

Le plus grand projet pilote DHIS2 de PSI a été mené au Kenya. Plusieurs programmes y ont été intégrés, notamment les programmes paludisme, VIH, planning familial, franchisage social, hypertension, ventes, cancer du col de l'utérus, etc.

Au Salvador, le programme de santé reproductive de PSI a été le premier à être intégré à DHIS2. Cela a permis de contrôler l'efficacité de la communication interpersonnelle, des visites d’assurance qualité et des performances des prestataires.

Combien de pays où PSI est présent utilisent DHIS2 ?

Après le lancement de nos deux projets pilotes, DHIS2 s'est développé très rapidement. Plus de 20 pays où PSI est présent déclarent leurs données à l'aide de DHIS2 sur le serveur de production et plusieurs autres sont en cours de développement. Dans plus de 60 pays où PSI est présent, DHIS2 est utilisé pour déclarer les données mensuelles agrégées des services de santé.

Comment implémentez-vous DHIS2 ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec les équipes nationales de PSI pour leur permettre d'utiliser, de gérer et d'analyser leurs données à l'aide de DHIS2. Lors de nos implémentations, les experts DHIS2 des pays sont identifiés et PSI leur fournit accompagnement et assistance afin qu'ils puissent intégrer la prise de décision basée sur les données dans la gestion quotidienne de leurs programmes.

Nous identifions également des responsables techniques locaux qui peuvent assurer la maintenance de DHIS2 et l'adapter aux besoins de leurs équipes. Par exemple, nous implémentons DHIS2 au Zimbabwe. Notre équipe travaille en étroite collaboration avec notre "expert local", qui apprend à développer et à configurer lui-même le système. Il est passionnant de voir à quel point PSI Zimbabwe s'est approprié DHIS2 (les données contenues dans DHIS2 lui appartiennent et il les utilise). C'est ce genre d'objectif que nous visons.

PSI collabore avec les développeurs de DHIS2, qui s'occupent de la configuration technique, c’est-à-dire développer le système DHIS2 pour qu'il corresponde au plan directeur de DHIS2, lequel doit répondre aux besoins de l'équipe nationale de PSI en matière d'utilisation des données.

Nous collaborons avec des agences HISP en Inde, au Vietnam, en Ouganda, en Afrique de l'Ouest et en Colombie. Nous travaillons également avec BAO Systems, la plus grande société de conseil et d'hébergement de DHIS2 en Amérique du Nord, pour obtenir une assistance à la configuration.https://baosystems.com/ .

Les développeurs de DHIS2 sont supervisés par les architectes DHIS2 de PSI. Ces derniers s'assurent que nos configurations sont de haute qualité, ils forment des techniciens locaux et aident les développeurs de DHIS2 à apprendre nos normes.

Proposez-vous une formation sur DHIS2 ?

Conformément à nos objectifs de durabilité à long terme, nous offrons davantage de possibilités de formation aux équipes locales de PSI sur l'administration de DHIS2 et l'utilisation des données. Auparavant, nous élaborions ces formations un peu à la volée parce qu'il y avait moins de pays, mais maintenant nous commençons à créer davantage de ressources de formation normalisées et prêtes à l'emploi.

Quelles parties du DHIS2 utilisez-vous le plus ?

Nous utilisons plus les formulaires de données agrégées. PSI étudie la possibilité d'utiliser Tracker pour examiner les données individuelles, enregistrer et suivre les cas individuels, puis mener des enquêtes.

Comment aidez-vous les utilisateurs de DHIS2 ?

Nous avons récemment fait appel à BAO Systems pour aider PSI à gérer ses demandes d'assistance. Nous essayons d'avoir un administrateur DHIS2 local dans chaque pays où PSI est présent et où nous travaillons. Cet administrateur sera chargé de répondre aux questions élémentaires, comme comment réinitialiser un mot de passe, ou aux questions intermédiaires, comme comment créer un nouveau formulaire.

Intégrez-vous DHIS2 dans d’autres applications ?

PSI développe des rapports et des applications personnalisés pour faciliter la collecte et l'analyse des données en temps réel. Nos applications portent sur des domaines stratégiques et techniques clés, notamment la gestion des franchises et la performance des prestataires, l'amélioration de la qualité du réseau et la surveillance des cas (par exemple les cas de paludisme).

L'application du Système d'amélioration de la qualité des réseaux de santé (HNQIS - Health Network Quality Improvement System)

Nous avons développé l'application HNQIS pour améliorer la qualité du réseau et la performance des prestataires. Cette application aide les responsables de l'assurance qualité (AQ) à planifier leurs itinéraires de supervision et à cibler les prestataires peu performants dont le volume de clients est élevé.

Image : L'application HNQIS utilisée à la Glory Clinic de Nairobi, Kenya.© PSI

L'application de Surveillance des cas de paludisme

PSI utilise cette application mobile au Cambodge pour déclarer les cas positifs de paludisme presque en temps réel. Les pharmaciens collectent des données de base telles que l'emplacement géographique, le type de paludisme détecté, l'âge et le sexe du malade. Cela nous aide à identifier les flambées de cas et à réorienter les ressources là où elles sont le plus nécessaires. Vous trouverez l'application grâce à l'adresse suivante : [Google Play] (https://play.google.com/store/apps/details?id=org.eyeseetea.surveillance_kh&hl=en).

Image : Un pharmacien au Cambodge utilise l'application de surveillance des cas de paludisme.© PSI